1er octobre 2026

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AESH : Des effets d’annonce mais rien de nouveau sous le soleil

AESH : Des effets d'annonce mais rien de nouveau sous le soleil

Le manque d’AESH se fait toujours sentir au sein des établissements. Les collègues déjà en place se partagent en 2, en 5 ou en 10 afin de donner un semblant d’accompagnement aux élèves, dont les notifications sont toujours plus nombreuses. Les difficultés d’accompagnement se multiplient aussi. La cause ? Le fait que certains élèves, à cause de leurs handicaps et du manque de moyens mis dans leurs soins, peuvent avoir des comportement violents envers les AESH qui les accompagnent, les enseignants et les autres élèves.

Les appels de détresse sont trop peu entendus par l’administration et les collègues sont souvent laissés seuls face aux griffures, gifles et autres crachats. Ces situations, qui remontent souvent par le biais des registres Santé Sécurité au Travail contribuent à la fatigue physique et émotionnelle de ces personnels.

Malgré une communication institutionnelle abondante sur le sujet, la mise en place des PAS ne semble apporter beaucoup de changements pour les AESH et les élèves accompagnés. Dans la plupart des cas, les secteurs d’intervention n’ont pas été modifiés. Le SNES et la FSU seront vigilants à ce que les conditions de travail des AESH ne soient pas dégradées. N’hésitez pas à nous contacter à ce sujet.

Quant à la reconnaissance des personnels AESH, elle ne viendra pas du président Macron qui, dans son discours lors de la Conférence Nationale du Handicap, n’y a fait que très peu allusion. En début d’année, une proposition de loi pour la création d’un corps de fonctionnaire pour les AESH a été proposée mais le Sénat, avec le soutien du gouvernement, l’a refusée. Les négociations continuent avec les organisations syndicales mais le Ministère reste frileux. Il nous faut aller chercher cette reconnaissance dans les mobilisations. Il sera aussi essentiel d’aller voter en masse lors des élections professionnelles de décembre 2026 : montron-leur que nous comptons ! Montrons-leur que le deuxième métier de l’Éducation Nationale ne restera pas dans l’ombre ! La première semaine de décembre, JE VOTE FSU !

Audrey MATHIAS-JOLY et Patrick BORDE