Communiqué de presse SNES-FSU en date du 02 novembre 2026
Alors que les mouvements lycéens appelaient de nouveau à l’action ce jour, faute de la moindre réponse crédible aux revendications légitimes des élèves, l’administration, des chefs d’établissement au DASEN en passant par la préfète de l’Hérault, a fait le choix d’envoyer les forces de l’ordre en nombre devant plusieurs lycées montpelliérains, n’hésitant pas à agir avec violence ! L’infirmière du lycée Jean Monnet a été violemment interpellée sur le parvis du lycée alors qu’elle était aux côtés des lycéens qui manifestaient pacifiquement !
Le SNES-FSU Montpellier dénonce les méthodes d’intimidation, et les réactions totalement disproportionnées des forces de l’ordre par rapport aux manifestations pacifiques des lycéens devant leurs établissements scolaires ce matin ! Organiser des charges policières sur des jeunes qui chantent pour demander de meilleures conditions d’enseignement, c’est mépriser la liberté d’expression et le droit de manifester !
Rappelons que les seules annonces du ministre de l’Éducation concernent un prêt de 4 milliards pour le bâti scolaire aux régions (soit une rallonge de 1,5 milliards puisqu’un prêt de 2,5 milliards préexistait) d’ici 2030, alors qu’il faudrait un finacement de 4 milliards par an pendant dix ans pour répondre aux besoins d’un bâti scolaire désuet et vieillissant.
Pour les postes, le ministre est resté très vague, mais toute annonce de création de postes dans les établissements scolaires, sans revalorisation massive des salaires et reconstruction des grilles indiciaires, est totalement inopérante dans la mesure où la crise de recrutement ne fait que s’aggraver d’année en année.
Et concernant Parcoursup et la réforme des lycées Blanquer que le ministre actuel a mis en place en tant que chef de la DGESCO à l’époque, aucune réponse claire et concrète n’est apportée !
En voulant siffler la fin de la récréation dans les médias sans avoir répondu à la jeunesse, alors que les mobilisations des 17, 24 et 31 octobre (pendant les vacances) ont été massives, le ministre de l’Éducation, en vrai professionnel du chaos, empêche une reprise sereine.
Le SNES-FSU Montpellier demande à ce que les revendications légitimes des lycéens soient entendues, que des réponses concrètes soient proposées pour rétablir la sérénité et améliorer partout les conditions d’enseignement. La réponse par la violence et la répression ne peut conduire qu’à un drame dont personne ne veut !
